« C’est lui qui change les temps et les saisons, qui renverse les rois et qui établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la connaissance à ceux qui ont de l’intelligence ». Daniy’el 2 : 21.

« YHWH est celui qui fait mourir et qui fait vivre, qui fait descendre au shéol et qui fait monter.  YHWH appauvrit et il enrichit, il abaisse et il élève. »  1 Shemouél 2 :6-7.

« Car l’élévation ne vient ni de l’orient, ni de l’occident, ni du désert. Mais c’est Elohîm qui gouverne : il abaisse l’un, et il élève l’autre. »  Tehilim 75 :7-8.

« Voyez maintenant que c’est moi, moi, lui-même, et il n’y a pas d’elohîm avec moi. C’est moi qui fais mourir et qui fais vivre, c’est moi qui blesse et qui guéris ! Et il n’y a personne qui délivre de ma main ! » Devarim 32 : 39.

Dans ce passage, le Seigneur déclare qu’il fait mourir et qu’il fait vivre, qu’il blesse et qu’il guérit. Comprenons, qu’il ne se contente pas de faire mourir et de blesser certaines personnes, et de faire vivre et guérir d’autres. Non, c’est un processus : il fait mourir puis fait vivre, il blesse puis guérit. Il y a une sorte de cycle dans l’action du Seigneur dans nos vies qui est inscrit comme une règle immuable dans le monde réel et spirituel : les saisons, la nuit/ le jour, la guerre/la paix etc.

« À toute chose sa saison et à tout désir sous les cieux son temps : il y a un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui est planté,  un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour abattre et un temps pour bâtir, un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour sauter, un temps pour jeter des pierres et un temps pour ramasser des pierres, un temps pour embrasser et un temps pour s’éloigner des embrassements, un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter, un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour être silencieux et un temps pour parler, un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. » Qohelet 3 : 1-8.

Ainsi comme pour la nature, il y a des saisons dans le monde spirituel. Les choses spirituelles sont donc soumises à des règles, on peut illustrer ces règles à travers le Psaume 23.

« Psaume de David. YHWH est mon Berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans des pâturages d’herbes vertes, il me dirige près des eaux de repos.  Il fait revenir mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice pour l’amour de son Nom. Même quand je marcherais dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrais aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton et ta houlette me consolent. Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête et ma coupe déborde. En effet, la bonté et la miséricorde m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de YHWH pour toujours. » Tehilim 23.

Ici on peut voir un processus : repos/justice/ combat/victoire/ maison d’Elohîm. En conclusion, en Elohîm, il n’y a pas de guerre sans victoire, il n’y a pas de mort sans résurrection, il n’y a pas de destruction sans construction, il n’y a pas de chute sans relèvement etc. A l’inverse, lorsque les blessures, les guerres, la destruction vient de l’ennemi de nos âmes, celles-ci sont faites pour durer. Ainsi les blessures ne trouvent pas de guérison, les guerres et les conflits sont sans fin, et la mort éternelle. Il est important de comprendre ces choses, car il est écrit que nous sommes appelés à souffrir. Or toute souffrance, tout combat, toute blessure n’est pas du Seigneur. Parfois nous sommes entourés de personnes qui ont reçu pour mission de nous blesser sans cesse afin que par ces blessures nous soyons détruits, afin que par ces conflits perpétuels, nous soyons distraits des objectifs fixés par le Seigneur. C’est pourquoi, il est primordial de ne pas accepter toute blessure, toute guerre, toute adversité comme étant issue du Seigneur. Le Seigneur lui-même s’étonnait dans Yirmeyah que la chute de son peuple ne soit pas suivie d’un relèvement : « Dis-leur : Ainsi parle YHWH : Si l’on tombe, ne se relève-t-on pas ? Celui qui se détourne, ne revient-il pas ?  Pourquoi ce peuple de Yeroushalaim s’abandonne-t-il à de perpétuelles apostasies ? Ils se fortifient dans la tromperie, et ils refusent de revenir. Je suis attentif et j’écoute, mais personne ne parle selon la justice. Il n’y a personne qui se repente de sa méchanceté, disant : Qu’ai-je fait ? Ils retournent tous vers les objets qui les entraînent, comme un cheval qui se précipite à la bataille. Même la cigogne connaît dans les cieux sa saison. La tourterelle, l’hirondelle et la grue observent le temps où elles doivent venir. Mais mon peuple ne connaît pas le jugement de YHWH. » Yirmeyah 8 : 4-7.

Pire encore, au lieu du processus blessure/guérison on peut trouver la terreur : « Nous espérions la paix : rien de bon ! le temps de la guérison : voici la terreur ! Le hennissement de ses chevaux se fait entendre de Dan, et toute la terre tremble au bruit des hennissements de ses puissants chevaux. Ils viennent et dévorent la terre et ce qu’elle contient, la ville et ceux qui l’habitent. 17 Car voici, j’envoie contre vous des serpents, des vipères, contre lesquels il n’existe pas de charme, et ils vous mordront, – déclaration de YHWH. Je voudrais prendre des forces pour soutenir la douleur, mais mon cœur est languissant au dedans de moi. Voici la voix de la fille de mon peuple, qui crie d’une terre éloignée : YHWH n’est-il plus à Sion ? Son Roi n’est-il plus au milieu d’elle ? Pourquoi m’ont-ils irrité par leurs images gravées, par les vanités2 étrangères ? La moisson est passée, l’été est fini, et nous ne sommes pas sauvés ! Je suis brisé à cause de la ruine de la fille de mon peuple, je suis sombre, l’épouvante m’a saisi. 22 N’y a-t-il pas de baume en Galaad ? N’y a-t-il pas là de médecin ? Pourquoi la guérison de la fille de mon peuple ne s’opère-t-elle pas ? 23 Qui donnera de l’eau à ma tête, et à mes yeux une fontaine de larmes ? Je pleurerai jour et nuit les blessés mortellement de la fille de mon peuple.

Quand le Seigneur permet que le cycle spirituel saisonnier normal change, c’est à cause de l’endurcissement du cœur : « Pourquoi serez-vous encore frappés ? Vous ajouterez l’apostasie ! La tête entière est malade, et tout le cœur est languissant. Depuis la plante du pied jusqu’à la tête, il n’y a en lui rien de sain : blessures, meurtrissures et plaies fraîches n’ont été ni pansées, ni bandées, ni adoucies par l’huile. Votre terre n’est que désolation, vos villes sont brûlées par le feu, des étrangers dévorent votre sol sous vos yeux, c’est la désolation comme une destruction d’étrangers. La fille de Sion est restée comme une cabane dans une vigne, comme une cabane dans un champ de concombres, comme une ville assiégée. » Yesha’yah 1 :5-8.

Après avoir fait ce constat, le Seigneur déclara qu’il en avait assez des sacrifices, des holocaustes, des offrandes, des shabbats de ce peuple : « Qu’ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices ? dit YHWH. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux, je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, ni des agneaux, ni des boucs. 12 Quand vous venez pour être vus de mes faces, qui a demandé de votre main ceci : piétiner mes parvis ? 13 Ne continuez pas à faire venir des offrandes vaines. L’encens est une abomination pour moi, quant aux nouvelles lunes, aux shabbats et aux convocations des assemblées, je ne supporte pas la méchanceté avec les assemblées solennelles. 14 Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes solennelles : elles sont un fardeau pour moi, je suis las de les supporter. 15 Quand vous étendez vos paumes, je me cache les yeux. Quand vous multipliez vos prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang. 16 Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions, cessez de faire le mal ! 17 Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, redressez l’oppresseur, défendez l’orphelin, combattez pour la veuve ! »

Mais fidèle aux règles spirituelles qu’il a lui-même établies, il annonça un relèvement à un peuple totalement endurci : « Venez maintenant, dit YHWH, et débattons nos droits. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. S’ils sont rouges comme l’écarlate, ils deviendront comme la laine. » Yesha’yah 1 :18.

Ce relèvement eut lieu lorsque le Seigneur accepta de mener une vie de souffrances sur terre.

« Qui a cru à notre prédication ? Le bras de YHWH, pour qui s’est-il découvert ? 2 Il est monté en face de lui comme une jeune plante, comme une racine en terre aride. Il n’avait ni forme ni splendeur, quand nous le regardions, ni apparence qui nous le fasse désirer. 3 Le méprisé et le rejeté des hommes, homme de douleur et sachant ce qu’est la maladie, tel celui devant qui l’on cache ses faces, il était méprisé, nous ne l’avons pas considéré. 4 En vérité, il a porté nos maladies et il s’est chargé de nos douleurs. Mais nous, nous avons estimé qu’il était frappé, battu par Elohîm et humilié. 5 Il a été profané à cause de nos transgressions, brisé à cause de nos iniquités : le châtiment de notre paix a été sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. 6 Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et YHWH a fait venir sur lui l’iniquité de nous tous. 7 Opprimé et humilié, il n’a pas ouvert sa bouche, semblable à un agneau qu’on mène au massacre, à une brebis muette face à ceux qui la tondent, il n’a pas ouvert sa bouche. 8 Enlevé par la contrainte et le jugement, et parmi sa génération, qui est-ce qui en a parlé ? Car il a été retranché de la terre des vivants, et la plaie lui a été faite à cause des transgressions de mon peuple. 9 On lui a donné son sépulcre avec les méchants, et dans sa mort, il a été avec le riche, bien qu’il n’ait pas commis de violence et qu’il n’y ait pas eu de tromperie dans sa bouche. 10 YHWH a pris plaisir à l’écraser. Il l’a rendu malade. S’il donne son âme en sacrifice de culpabilité, il verra une postérité et prolongera ses jours, et le désir de YHWH prospérera entre ses mains. 11 Du labeur de son âme il verra et se rassasiera. Mon serviteur, le juste, justifiera beaucoup de gens par la connaissance qu’ils auront de lui et lui-même portera leurs iniquités. 12 C’est pourquoi je lui donnerai une part avec les grands, il partagera le butin avec les puissants : parce qu’il a livré son âme à la mort et qu’il a été mis au rang des transgresseurs, parce qu’il a porté lui-même les péchés de beaucoup et qu’il a intercédé pour les transgresseurs. » Yesha’yah 53.

Ainsi la souffrance, la blessure, selon Elohîm guérit. Elle porte même du fruit. Car les souffrances du Seigneur n’ont pas été vaines. Grace a elles, des millions de personnes sont guéries de leurs maladies, de leurs blessures, délivrés et justifiés. Ainsi les souffrances du Seigneur ont un but. Si vous souffrez pour le Seigneur, selon les règles du Seigneur, vous êtes bénis.

« Bénis êtes-vous quand les humains vous auront haïs, et quand ils vous auront chassés, et vous auront outragés, et qu’ils auront rejeté votre nom comme mauvais, à cause du Fils d’humain !  » Loukas 6 : 22

« Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers d’Elohîm en effet et cohéritiers du Mashiah, si nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui. » Romains 8 : 17.

« Bien-aimés, ne soyez pas choqués qu’il y ait au milieu de vous le feu pour votre tentation, comme s’il vous arrivait quelque chose de nouveau. Mais réjouissez-vous de ce que vous participez aux souffrances du Mashiah, afin que lors de la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez et exultiez. 14 Si vous êtes insultés pour le Nom du Mashiah, vous êtes bénis, parce que l’Esprit de gloire et d’Elohîm repose sur vous. Il est en effet blasphémé par eux, mais il est glorifié par vous. 15 En effet, qu’aucun de vous ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur ou comme se mêlant des affaires d’autrui, 16 mais si c’est comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Elohîm avec cette part. » 1 Petros 4 :12.

« Et non seulement cela, mais nous nous glorifions même dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la persévérance ». Romains 5 :3.

« Car notre légère tribulation d’un moment produit pour nous, d’excellence en excellence, un poids de gloire éternelle »  2 Corinthiens 4 :17.

Ainsi les souffrances du temps présent sont accompagnées des fruits de l’Esprit. On souffre mais dans le même temps nous nous réjouissons car nous savons que ces souffrances ne sont pas inutiles, vaines, gratuites, sans fruits… Si vos souffrances ne font que vous détruire à petit feux, vous rendre plus malheureux, plus lourds, plus chargés, plus méchants, plus aigris, moins productifs, plus distraits, c’est soit que vous n’êtes pas suffisamment enraciné dans la Parole selon la parabole du semeur, soit qu’elles ne viennent pas du Seigneur.

Comprenons aussi qu’il y a vraiment un temps pour tout, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Si vous vous retrouvez entouré de personnes qui vous conduisent dans une guerre et des conflits perpétuels, qui vous blessent sans cesse depuis des années, demandez vous si cela vient vraiment du Seigneur. D’autant plus qu’Elohîm a mis en place des procédures pour que les conflits prennent fin surtout lorsqu’ils ont lieu entre frères : le pardon mutuel, la réprimande (Matthaios 18).

Sarah

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