Cette question fait débat depuis très longtemps dans le monde et dans la communauté chrétienne. On cherche à percer le mystère de l’égalité ou de l’infériorité, comme si la réponse à cette question allait changer quoi que ce soit à la situation personnelle des femmes ou aux rapports hommes-femmes. En effet, découvrir que la femme est l’égale de l’homme améliorera-t-il sa condition ? Ou a contrario qu’elle est inférieure à l’homme, justifiera-t-il sa condition défavorable dans le monde ? Je ne le pense pas. Pourtant le sujet de l’égalité homme-femme reste un sujet majeur dans le monde chrétien. En effet, dès qu’on parle de la femme, il n’est pas rare de devoir aussi traiter de la question de l’égalité de la femme à l’homme et son prétendu corollaire la soumission.
Eh bien, je me suis aussi beaucoup creusé la tête sur le sujet, et en faisant mes recherches dans la Parole, j’ai trouvé un tas de réponses contradictoires. La Bible se contredit-elle ? Le Seigneur brouille-t-il les pistes ? Alors je suis remontée à l’origine. A l’origine d’Adam et Chavvah et à l’origine de ma recherche : la femme est-elle l’égale de l’homme ? Je n’ai pas pour objectif d’apporter une réponse complète, mais quelques réflexions qui me paraissent essentielles. Parce que l’une des réponses que j’ai reçues, c’est que déjà on ne posait pas la bonne question. Ou plutôt qu’on attendait une réponse du type « oui, la femme est l’égale de l’homme » ou bien « non, elle ne l’est pas ». Alors que les choses sont plus complexes. On ne peut pas réellement trouver la réponse parce que le raisonnement est biaisé et limité par ce qu’on voit dans le monde. Alors que les réponses sont en dehors du monde visible : « puisque nous ne regardons pas aux choses qui se voient, mais aux choses qui ne se voient pas, car les choses qui se voient sont pour un temps, mais les choses qui ne se voient pas sont éternelles. » 2 Corinthiens 4 :18.
Les choses qui se voient sont pour un temps, mais les choses qui ne se voient pas sont éternelles.
Cela signifie que si nous basons nos réflexions sur les choses visibles, nous risquons de nous éloigner des vérités éternelles. Pourtant c’est bien à partir des choses visibles que nous examinons la nature de la relation homme-femme. En effet, que voit-on dans le monde ? Que la femme n’est pas l’égale de l’homme.
LES CHOSES VISIBLES
Si nous examinons la condition de la femme dans le monde, nous ne pouvons que constater que la condition qui est réservée à la femme que ce soit dans le domaine économique, social, politique, et même au sein de son foyer est un traitement le plus souvent discriminatoire et défavorable par rapport à celui de l’homme. Certains ont même entrepris d’étudier les caractéristiques liées à la personnalité des femmes pour leur attribuer certains attributs intrinsèques. Parfois on verse dans le positif en estimant que les femmes sont caractérisées par la douceur et parfois dans le négatif en estimant que les femmes sont querelleuses. Et lorsque nous examinons la condition de la femme du point de vue de l’histoire biblique, nous ne pouvons que constater que les femmes sont exclues de certains services comme la prêtrise ou l’apostolat, qu’il est dit qu’elles doivent se taire dans les assemblées, qu’elles doivent être soumises, etc… Combien de fois n’a-t-on pas entendu dire que Déborah a été choisie en tant que juge parce qu’il n’y avait personne d’autre sur Terre capable d’exercer cette fonction ? Et Barak ? Elohîm, la parole incarnée, dérogerait-il à ses propres lois ? Ainsi si on regarde aux choses visibles, on peut logiquement en déduire que le Seigneur leur a attribué une nature inférieure à celle de l’homme.
Bref, il y a tellement de preuves aussi bien dans le fonctionnement du monde, que dans la parole, et dans nos expériences personnelles qui prouvent que la femme n’est pas l’égale de l’homme que la question semble réglée depuis longtemps. Et quand de temps en temps quelqu’un se sert de la Parole pour prouver le contraire, les réactions sont telles qu’il semble qu’il nous est donné une révélation fondamentale !
Il est clair que si on se concentre sur les choses visibles concernant les choses bibliques, nous pouvons même remettre toute la parole en question.
LES CHOSES INVISIBLES
« Elohîm avait dit : Nous ferons l’être humain à notre image, selon notre ressemblance. Ils domineront sur les poissons de la mer, sur les créatures volantes des cieux, sur le bétail, sur toute la Terre et sur toute chose rampante qui rampe sur la terre. 27 Elohîm créa l’être humain à son image, il l’a créé à l’image d’Elohîm. Mâle et femelle il les a créés. » Bereshit 1 :26-27.
Bien que l’égalité de l’homme et de la femme soit devenue un mystère dans le monde et dans la chrétienté, en réalité il suffit de se référer à ce passage pour comprendre qui sont l’homme et la femme. Ainsi il est dit que le Seigneur créa l’être humain à son image et que cet être humain était mâle et femelle. Ainsi l’être humain (male et femelle) a été crée à l’image d’Elohîm.
De fait, se concentrer sur les choses visibles tel que l’être humain, ou le monde pour comprendre l’être humain, est une erreur. Car pour le comprendre, il faut se référer au modèle à partir duquel il a été créé : Yéhoshoua.
Les choses invisibles sont parfaitement visibles car Elohîm se manifeste lui-même
« Car la colère d’Elohîm se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des humains qui retiennent la vérité dans l’injustice, 19 parce que ce qu’on peut connaître d’Elohîm est manifeste parmi eux, car Elohîm le leur a manifesté. 20 Car ses choses invisibles, mais aussi sa puissance éternelle et sa divinité, se voient clairement depuis la création du monde dans ses ouvrages quand on y réfléchit, pour qu’ils soient inexcusables, 21 parce qu’ayant connu Elohîm, ils ne l’ont pas glorifié comme Elohîm et ils ne lui ont pas rendu grâces, mais ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence a été couvert de ténèbres. 22 Ils affirment être sages, ils sont devenus stupides, 23 et ils ont changé la gloire de l’Elohîm incorruptible en la ressemblance d’image de l’être humain corruptible, et des oiseaux, et des quadrupèdes, et des reptiles. 24 C’est pourquoi aussi l’Elohîm les a livrés, dans les désirs de leurs propres cœurs, à l’impureté pour déshonorer entre eux leurs propres corps 25 eux qui ont échangé la vérité d’Elohîm contre le mensonge et qui ont adoré et servi la créature, au lieu du Créateur, qui est béni pour les âges. Amen ! 26 C’est pourquoi Elohîm les a livrés à leurs passions déshonorantes, car même les femelles parmi eux ont échangé les rapports sexuels naturels pour des relations contre nature. 27 De même aussi les mâles, abandonnant les rapports sexuels naturels avec le sexe féminin, se sont embrasés dans leurs désirs les uns pour les autres, accomplissant des choses honteuses, mâle avec mâle, et recevant en eux-mêmes la juste et correcte récompense de leur égarement. 28 Et comme ils n’ont pas jugé bon d’avoir la connaissance précise et correcte d’Elohîm, aussi Elohîm les a livrés à une pensée réprouvée, pour pratiquer des choses qui ne sont pas convenables, 29 étant remplis de toute espèce d’injustice, de relation sexuelle illicite, de méchanceté, d’avarice, de malignité, pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de tromperie et de mauvais caractère, rapporteurs, 30 médisants, haïssant Elohîm, insolents, orgueilleux, vains, inventeurs de choses mauvaises, rebelles à leurs parents, 31 sans intelligence, ne tenant pas ce qu’ils ont promis, sans affection naturelle, sans traité ou alliance, sans miséricorde. 32 Lesquels ayant connu l’ordonnance d’Elohîm qui déclare dignes de mort ceux qui pr atiquent de telles choses, non seulement ils les font eux-mêmes, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent. » Romains 1:18-32.
Selon ce passage, le Seigneur a beau être invisible, en réalité il est parfaitement visible : « parce que ce qu’on peut connaître d’Elohîm est manifeste parmi eux, car Elohîm le leur a manifesté ». En effet, depuis la création du monde, le Seigneur n’a jamais abandonné l’être humain, il n’a cessé de se manifester, que ce soit à travers ses œuvres, ses serviteurs, ou la bible. Et dans les derniers temps, il s’est manifesté à travers son image, car le Fils, Yéhoshoua « (…) est l’image de l’Elohîm invisible, le premier-né de toute la création. » Colossiens 1:15.
« Elohîm ayant autrefois parlé aux pères, à plusieurs reprises et de plusieurs manières par les prophètes, 2 nous a parlé en ces derniers jours par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par le moyen duquel aussi il a fait les âges. 3 Lequel, étant la splendeur de la gloire et l’empreinte de sa base, et portant toutes choses par la parole de sa puissance, ayant fait par lui-même la purification de nos péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs. » Hebreux 1:1-3.
Ainsi « ses choses invisibles », « sa puissance éternelle », « sa divinité », « se voient clairement depuis la création du monde dans ses ouvrages ». Par conséquent, le Seigneur a communiqué aux humains la connaissance nécessaire, la connaissance précise et correcte concernant sa personne, afin que nous soyons sauvés : « Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul Véritable Elohîm, et celui que tu as envoyé, Yéhoshoua Mashiah. » (Yohanan 17:3). En effet, connaitre le Seigneur est l’essence même du salut. Parce qu’il est Créateur, il est le seul à pouvoir nous renseigner sur notre identité en tant qu’être humain et en tant qu’individu. C’est donc auprès de Lui que nous devons aller lorsqu’on s’interroge sur la création. Parce qu’il est Seigneur, il est le seul à pouvoir nous commander. C’est donc auprès de Lui qu’il faut aller pour connaître les commandements à suivre. Parce qu’il est Sauveur, il est le seul à pouvoir nous sauver et nous renseigner sur les conditions du salut. Elohîm est donc la réponse à nos questions. Il suffit donc de le connaitre Lui pour avoir toutes les réponses.
Ainsi en ce qui concerne la question en titre de cet article : la femme est-elle l’égale de l’homme ? La réponse est que seule la connaissance d’Elohîm lui-même peut nous aider à répondre à cette question.
Le rejet de la connaissance d’Elohîm
Pour autant, force est de constater qu’un grand nombre de choses sont devenues des mystères pour l’Homme, notamment, la question de l’égalité homme/femme. On devrait avoir la connaissance d’Elohîm et de sa création, mais au final, nous ne savons rien. Pourquoi ? Parce que l’Elohîm invisible est parfaitement visible ! Depuis la création du monde, il n’a cessé de nous inviter à avoir une relation avec Lui. Mais à chaque fois, nous l’avons repoussé, trahi, abandonné. Et ce rejet constant de la créature envers son Créateur ne peut qu’avoir des conséquences. Car cette ignorance n’est pas involontaire, elle est parfaitement volontaire. En effet, il est dit qu’ils retiennent la vérité dans l’injustice, qu’ils ont connu Elohîm, mais qu’ils ne veulent pas le glorifier en tant qu’Elohîm, préférant servir la créature plutôt que le Créateur. Et à cause de ce refus délibéré de se soumettre au Seigneur et aux vérités qu’il annonce, les Hommes sont devenus stupides, vains dans leur raisonnement, et leur cœur s’est couvert de ténèbres. Et à partir de là, ils ont été livrés à toutes sortes de péchés et d’abominations notamment l’idolâtrie et la relation sexuelle illicite.
La corruption de l’être humain
Dans le premier chapitre de l’épitre aux Romains, Paulos énonce un grand nombre de péchés : l’orgueil, la médisance, la rébellion, etc. Pourtant l’idolâtrie et la relation sexuelle illicite doivent attirer notre attention, car ce sont des péchés particuliers. Ces péchés sont des conséquences directes et immédiates du rejet de la connaissance d’Elohîm.
L’idolâtrie
« et ils ont changé la gloire de l’Elohîm incorruptible en la ressemblance d’image de l’être humain corruptible, et des oiseaux, et des quadrupèdes, et des reptiles. »
« ont échangé la vérité d’Elohîm contre le mensonge et qui ont adoré et servi la créature, au lieu du Créateur, qui est béni pour les âges. Amen ! »
Ils ont changé.
Allasso en grec, ce terme signifie : « changer, échanger une chose pour une autre, transformer »
Ils ont échangé.
Metalasso en grec, ce terme signifie « échanger », « changer ».
Changer, verbe qui signifie selon Larousse : « Céder quelque chose pour autre chose, l’échanger ». « Remplacer quelque chose, quelqu’un par quelque chose, quelqu’un d’autre de même nature, de même fonction ». « Remplacer quelqu’un, quelque chose par quelqu’un, quelque chose d’autre de même apparence, par malveillance ou malhonnêteté ». « Mettre quelqu’un, quelque chose à un autre poste, etc. ». « Transformer quelque chose, quelqu’un en quelque chose ou quelqu’un d’autre, le faire passer à un autre état ». « Modifier quelque chose, quelqu’un, le rendre différent ».
A travers ces définitions, on comprend l’évidence : pour céder quelque chose pour autre chose, il est nécessaire de posséder la chose qu’on cède. Ainsi la connaissance d’Elohîm est disponible, il suffit de la demander : « Demandez et il vous sera donné, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira. 8 Car quiconque demande reçoit, et celui qui cherche trouve, et à celui qui frappe on ouvrira. 9 Et quel est l’être humain parmi vous qui, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? 10 Et, s’il lui demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? 11 Si donc, mauvais comme vous l’êtes, vous savez donner des dons qui sont bons à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux, donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ? » (Mattithyah 7:7-11).
La connaissance d’Elohîm est partout, dans la nature, dans la Parole, auprès de ses serviteurs.
« Ah ! vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même vous qui n’avez pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, venez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait ! 2 Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi, écoutez-moi et vous mangerez ce qui est bon, et votre âme se délectera de la graisse. 3 Inclinez l’oreille et venez à moi, écoutez et votre âme vivra ! Je traiterai avec vous une alliance éternelle, les bontés fidèles envers David » Yesha’yah 55 :1-3.
La relation sexuelle illicite
« car même les femelles parmi eux ont échangé [metalasso] les rapports sexuels naturels pour des relations contre nature. 27 De même aussi les mâles, abandonnant les rapports sexuels naturels avec le sexe féminin, se sont embrasés dans leurs désirs les uns pour les autres, accomplissant des choses honteuses, mâle avec mâle, et recevant en eux-mêmes la juste et correcte récompense de leur égarement. »
« Abandonnant », aphiemi en grec : « envoyer au loin », « renvoyer », « répudier », « céder », « expirer », « négliger », « quitter, laisser quelqu’un dans le but d’aller ailleurs », etc.
Comprenons donc que lorsqu’on rejette la connaissance d’Elohîm, il en résulte une corruption totale. Il y a des changes, des échanges, des abandons, des cessions, etc. Et le plus malheureux, c’est que non seulement on cède le trésor, mais c’est en échange de la boue. Et si encore on se contentait de considérer la boue, à sa juste valeur, comme de la boue ! Non ! On se corrompt encore plus en adorant et honorant la boue. Ainsi l’adoration, l’honneur, la gloire, la foi, etc. qui revient de droit à la seule personne qui en soit digne, Yéhoshoua, nous l’en privons totalement, pour ne lui donner que mépris, et dirigeons tout cet honneur sur la boue. Puis après avoir déshonoré Elohîm, nous finissons par nous déshonorer nous-mêmes et nos propres corps. Et après avoir changé la nature d’Elohîm, on change notre propre nature !
C’est ainsi que l’être humain fonctionne.
Comprenons que c’est la nature de l’être humain de rejeter tout ce qui est issu d’Elohîm.
« Car la chair désire le contraire de l’Esprit et l’Esprit le contraire de la chair, et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez. » Galates 5 :17.
« Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés, à cause de la torah, agissaient dans nos membres de manière à produire des fruits pour la mort. 6 Mais maintenant, nous sommes déliés de la torah, étant morts à celle sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous sommes esclaves dans la nouveauté de l’Esprit, et non dans la vieillesse de la lettre. 7 Que dirons-nous donc ? La torah est-elle péché ? Que cela n’arrive jamais ! Mais je n’ai connu le péché que par le moyen de la torah. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la torah n’avait pas dit : Tu ne convoiteras pas. 8 Mais, saisissant l’occasion, le péché produisit en moi, par le moyen du commandement, toutes sortes de convoitises, parce que sans la torah, le péché est mort. 9 Mais, autrefois sans torah, je vivais. Mais le commandement étant venu, le péché a repris vie, mais moi je mourus. 10 Et le commandement qui était pour la vie, j’ai trouvé qu’il était pour la mort. 11 Car le péché saisissant l’occasion, m’a trompé par le moyen du commandement, et m’a tué par son moyen. 12 Ainsi, la torah est vraiment sainte, et le commandement est saint, et juste et bon. 13 Ce qui est bon est-il donc devenu pour moi la mort ? Que cela n’arrive jamais ! Mais le péché, afin de se manifester en tant que péché, a produit en moi la mort par le moyen de ce qui est bon, afin que, par le moyen du commandement, le péché devienne excessivement pécheur. 14 Car nous savons que la torah est spirituelle, mais moi, je suis charnel, vendu sous le péché. 15 Car ce que j’accomplis, je ne le comprends pas, car ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais, je le fais. 16 Or si ce que je ne veux pas, je le fais, j’avoue que la torah est bonne. 17 Mais maintenant ce n’est plus moi qui accomplis cela, mais le péché qui habite en moi. 18 Car je sais qu’il n’y a rien de bon en moi, c’est-à-dire, dans ma chair, parce que le vouloir est à ma portée, mais je ne trouve pas le moyen d’accomplir ce qui est bon. 19 Car le bien que je veux, je ne le fais pas, mais le mal que je ne veux pas, je le pratique. 20 Or si ce que je ne veux pas, moi, je le fais, ce n’est plus moi qui accomplis cela, mais le péché habitant en moi. 21 Je trouve donc cette torah au-dedans de moi : quand je veux faire ce qui est bon, c’est le mal qui est à ma portée. 22 Car je prends plaisir à la torah d’Elohîm selon l’homme intérieur, 23 mais je vois dans mes membres une autre torah qui lutte contre la torah de ma pensée4 et qui me rend captif de la torah du péché qui est dans mes membres. 24 Misérable être humain que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? 25 Je rends grâce à Elohîm au moyen de Yéhoshoua Mashiah notre Seigneur ! Ainsi donc moi-même, par la pensée, je suis en effet l’esclave de la torah d’Elohîm, mais par la chair, de la torah du péché. » Romains 7:5-25.
A cause du péché d’Adam et Chavvah, l’être humain est devenu charnel, vendu sous le péché, esclave du péché. Si bien que même lorsqu’il souhaite pratiquer le bien, il ne le peut pas : « le vouloir est à ma portée mais je ne trouve pas le moyen d’accomplir ce qui est bon ». Pire encore, cette chair s’oppose constamment à l’Esprit. Si bien que lorsque le Seigneur se manifeste, la chair s’oppose à tout ce qu’Elohîm dit. Ainsi on comprend que lorsque YHWH se présente en tant que l’Elohîm incorruptible, qui mérite la gloire et l’adoration, la nature pécheresse de l’être humain le pousse à refuser au Seigneur l’adoration et à diriger cette adoration sur un être qui ne le mérite pas : un humain, un animal, un végétal. Tout est bon à prendre tant que cela offense le Créateur. Et Paulos dit que cette loi s’applique même lorsque nous aimons Elohîm et que nous volons pratiquer sa volonté. Grâces soient rendues à Yéhoshoua qui nous a délivrés de cet état pitoyable ! Ainsi en tant que chrétiens nous ne sommes plus soumis à loi du péché et de la mort. Mais tant que nous ne serons pas revêtus de notre corps incorruptible, la chair continuera à s’opposer à l’Esprit. Si bien que le salut que nous a acquis Yéhoshoua n’a pas changé la chair, l’opposition est constante et plus forte que jamais. Car plus nous grandissons en connaissance, plus la chair a de raisons de s’opposer. La croix de Yéhoshoua nous permet de faire sa volonté malgré l’opposition de la chair, des démons, du monde.
Une nécessaire métamorphose
Comprenons donc que nous venons de très loin, car nous étions profondément ancrés dans les ténèbres. Nous sommes nés dans la corruption, et nous avons préféré le mensonge à la vérité d’Elohîm. Si bien que nous devons considérer que tout ce que nous avons appris dans le monde, tout ce que nous croyons savoir est faux tant que cela n’a pas été examiné à la lumière de la Parole d’Elohîm et éprouvé par l’Esprit. Car « Ils affirment être sages, ils sont devenus stupides ». Ainsi si vous n’avez pas étudié la question de l’égalité homme/femme à la lumière de la Parole, tout ce que vous croyez savoir doit être tenu pour faux. Nous devons nous rappeler sans cesse que notre nature nous pousse à rejeter la vérité d’Elohîm au profit du mensonge, à céder tout ce qui est excellent, pour s’attacher à la vanité. Nous sommes donc toujours prompts à croire un mensonge, tandis que la vérité, elle, demande, pour être acceptée par l’être humain, la mort à soi.
« Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes voies ne sont pas vos voies, – déclaration de YHWH. 9 Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la Terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. » Yesha’yah 55:8-9.
Vous rendez vous compte ? Accéder à la vérité est totalement impossible. Le Seigneur représente cette impossibilité par une distance infranchissable.
« Malheur à ceux qui disent que le mal est bien et que le bien est mal, qui font de la ténèbre une lumière et de la lumière une ténèbre, qui font de l’amertume une douceur et de la douceur une amertume ! 21 Malheur à ceux qui sont sages à leurs propres yeux et qui, en face d’eux-mêmes, se croient intelligents ! » Yesha’yah 5 :20-21.
Ainsi la méconnaissance délibérée d’Elohim corrompt la nature de l’être humain et une question qui devrait être aisée à résoudre ne l’est pas. La vérité est devenue un mystère. Dès lors, il est plus aisé de raisonner à partir des choses visibles. Mais ce faisant nous nous enfonçons encore plus dans les ténèbres. Mais pour ceux qui ont été rachetés, qui ont accès à son Royaume, les choses invisibles d’Elohîm sont parfaitement visibles. Malheureusement, nous sommes tous issu de la corruption, et même quand nous voulons parvenir à la connaissance de la vérité, nous constatons qu’il y a bien des embuches. C’est pourquoi le Seigneur nous invite au renouvellement : « Et ne vous conformez pas à cet âge-ci, mais soyez transformés par le renouvellement de votre pensée, afin que vous éprouviez quelle est la volonté d’Elohîm, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12:2). Pour parvenir à ce qui est bon, agréable et parfait, à la volonté d’Elohîm, nous devons d’abord refuser de nous conformer à cet âge. Ce qui signifie que notre esprit et notre caractère ne doivent pas être façonnés, conformément à cet âge. Ensuite, le renouvellement de notre pensée conduit à la métamorphose, et cette métamorphose nous conduit à être semblables au Fils. Comprenons que le chemin pour parvenir à la perfection est bien long. Cela commence par le rejet du modèle mondain, puis par l’acceptation du modèle biblique et ceci a des conséquences sur notre nature.
ELOHÎM EST UN
Alors oublions les choses visibles et concentrons-nous un peu sur les ouvrages du Seigneur, et revenons à Bereshit chapitre 1 versets 26 à 27. L’être humain (male et femelle) ont été créés à l’image d’Elohîm, cette image étant Yéhoshoua selon Colossiens chapitre 1 verset 15. Ainsi pour comprendre qui est l’être humain, il ne faut pas se concentrer sur lui mais sur le modèle à partir duquel il a été crée, Yéhoshoua.
« Écoute Israël ! YHWH, notre Elohîm, YHWH est un » Devarim 6:4.
Puisqu’il n’y a qu’un seul Elohîm, et que cet Elohîm est un, il n’y a qu’une seule image de cet Elohîm, et c’est Yéhoshoua, en qui habite corporellement toute la plénitude de la divinité (Colossiens 2 :9).
Ainsi si l’homme et la femme ne sont pas égaux, cela signifie qu’ils ne sont pas à l’image du même Elohim, car la femme aurait été créé à l’image d’un Elohim qui n’est pas le même que celui à l’image duquel a été crée l’homme. Ainsi il y aurait deux elohîms, dont l’un est l’inférieur de l’autre.
Bien sûr, personne dans le monde chrétien n’oserait émettre une telle hypothèse, car elle est clairement corrompue. Mais serait-ce si étonnant, après tout ce que nous avons exposé sur les conséquences du rejet de la connaissance d’Elohîm, que les Hommes soient profondément polythéistes ?
Puisque c’est dans la nature de l’être humain de changer la nature des choses, serait-ce si étonnant que l’Homme préfère que la femme soit maintenue dans l’infériorité ? N’est-ce pas dans notre nature de céder tout ce qui est excellent pour s’attacher à la vanité ?
Puisqu’on accepte si facilement le mensonge concernant la nature unitaire d’Elohîm, il n’est pas si étonnant qu’ensuite on accepte le mensonge concernant la nature de l’être humain, mâle et femelle. C’est le cheminement logique d’un être corrompu exposé par Paulos : rejet de la connaissance d’Elohîm, refus de le considérer et de l’honorer tel qu’il est, idolâtrie, corruption et déshonneur de l’être humain lui-même.
Ainsi parce que nous sommes corrompus, et qu’on se croit sages à nos propres yeux, nous pourrions très bien avoir des raisonnements polythéistes, tout en se considérant monothéistes.
Mais si on considère qu’Elohîm est un, cette vérité devrait être la base et le fondement de tous les autres raisonnements.
« Car ses choses invisibles, mais aussi sa puissance éternelle et sa divinité, se voient clairement depuis la création du monde dans ses ouvrages quand on y réfléchit, »
Les choses invisibles, la puissance et la divinité d’Elohîm se voient dans ses ouvrages depuis la création du monde. Ainsi l’unité d’Elohîm se voit dans sa création. Et la création de l’homme et la femme n’échappe pas à cette règle.
Comprenons donc que les ouvrages du créateur révèlent le Créateur. Ainsi si on regarde la création, elle nous amène au Créateur et si on regarde le Créateur, il nous amène à sa création. Et qui est le Créateur ? « qui nous a délivrés hors de l’autorité de la ténèbre, et nous a transportés dans le Royaume du Fils de son amour, 14 en qui nous avons la rédemption par le moyen de son sang, le pardon des péchés. 15 Lequel est l’image de l’Elohîm invisible, le premier-né de toute la création. 16 Parce qu’en lui ont été créées toutes choses, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la Terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les seigneuries, soit les principautés, soit les puissances, toutes choses ont été créées par son moyen et pour lui. 17 Et il est avant toutes choses, et toutes les choses sont placées ensemble en lui. 18 Et c’est lui qui est la tête du corps de l’Assemblée. Il est le commencement et le premier-né d’entre les morts, pour devenir celui qui tient la première place en toutes choses, 19 parce qu’en lui toute la plénitude s’est plu à habiter » Colossiens 1 :13-19.
Yéhoshoua est l’image de l’Elohîm invisible, le premier-né de toute la création et le Créateur lui-même. Et pour comprendre qui est l’être humain, il faut se référer à son créateur. Si le Créateur est un, sachez que la volonté du Seigneur c’est que sa création soit un en lui. En effet, regardez la magnifique prière que Yéhoshoua, le créateur, a faite avant de se sacrifier à la croix :
« Et je ne suis plus dans le monde, mais ceux-ci sont dans le monde. Et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les en ton Nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous. » Yohanan 17 :11.
« Or je ne prie pas seulement pour eux, mais aussi pour ceux qui croiront en moi par le moyen de leur parole, 21 afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, et que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. 23 Moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient rendus parfaitement un, et que le monde connaisse que c’est toi qui m’as envoyé, et que tu les aimes comme tu m’as aimé. 24 Père, mon désir est que ceux que tu m’as donnés soient avec moi là où je suis, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. 25 Père juste ! En effet, le monde ne t’a pas connu, mais moi, je t’ai connu, et ceux-ci ont connu que c’est toi qui m’as envoyé. 26 Et je leur ai fait connaître ton Nom et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et que je sois en eux. » Yohanan 17 :20-26.
Avant de retourner au Père, la prière de Yéhoshoua était que tous ceux qui croiraient en lui soient un en lui. Il nous dit que le Père est dans le Fils, que le Fils est dans le Père, les disciples sont dans le Seigneur et Yéhoshoua est dans les disciples. L’unité parfaite ! Et il déclare que grâce à cette unité le monde croira que c’est le Père qui a envoyé Yéhoshoua. Le Seigneur est venu créer une nouvelle humanité, celle qui est à l’image du deuxième Adam et la caractéristique de cette nouvelle humanité c’est l’unité. C’est pourquoi, la réponse que le Seigneur m’a donnée c’est que lorsqu’il s’agit de l’être humain, la question qui doit se poser ce n’est pas si l’homme et la femme sont égaux, c’est est-ce qu’ils sont un ?
Les choses visibles nous démontrent que l’homme et la femme ne sont ni égaux ni un. Mais dans l’invisible, il y avait un Adam (mâle et femelle). L’être humain (mâle) n’avait pas conscience de l’être humain (femelle) et inversement. Le Seigneur prit un côté et rendit l’être humain femelle visible à l’être humain mâle. Prenons un carré et séparons-le par le milieu, nous obtiendrons deux rectangles égaux. Ainsi l’être humain mâle et femelle était un. Le Seigneur divisa l’être humain par le côté et il en résulta deux êtres à l’image d’Elohim, parfaitement égaux. Mais le Seigneur déclara : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et se joindra à sa femme, et ils deviendront une seule chair ». Bereshit 2 :24. Ainsi même après avoir divisé l’être humain en deux, la vision d’Elohîm a toujours été l’unité de l’homme et de la femme.
Sarah


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